Publicité vocale : où en est-on ?

Ça y est, la publicité vocale existe – du moins aux Etats-Unis – et les utilisateurs doivent maintenant s’en arranger. L’étude Adobe Analytics Voice Report conduite sur un échantillon de 1 025 personnes semble plutôt prometteuse quant à l’accueil réservé à la publicité vocale. Non seulement celle-ci semble avoir un bel avenir devant elle mais il en va de même avec le commerce vocal. 

Précisons à toutes fins utiles que pour l’heure, seul un quart des sondés a été confronté à de la publicité vocale. Celle-ci semble pourtant porter ses fruits puisque 39% des sondés ayant déjà entendu une publicité vocale ont fini par acheter le produit sur lequel portait la promotion. Les publicités entendues émanent majoritairement de services gratuits se rémunérant grâce aux annonceurs. 

Les utilisateurs sondés sont 43% à considérer que cette forme de publicité est moins intrusive que les publicités traditionnelles, soit 5% de plus qu’en janvier. 

La pub vocale, plus engageante ?

Justement, s’il est un aspect de la publicité vocale qui contraste avec les publicités traditionnelles, il s’agit de l’engagement qu’elles génèrent. Ce constat viendrait du fait qu’elles en appellent à l’émotion du consommateur, de manière plus personnelle que ne le font les autres formats. 

En réalité, ces publicités sont déterminées à partir des données que l’utilisateur accepte de fournir aux annonceurs. Ce renversement de la tendance donne lieu à des publicités plus ciblées et plus pertinentes, optimisant ainsi l’expérience client. 

Enfin, un autre chiffre intéressant est celui de 35% des sondés ayant déclaré qu’ils écoutaient la publicité en entier plutôt que de la passer. Un bon augure pour les annonceurs.

Quel avenir pour le commerce vocal ?

Pas moins de 20% des sondés déclarent envisager le commerce vocal comme un des principaux usages effectués sur leurs enceintes connectées. Cette appétence est principalement due à la praticité offerte par l’expérience du vocal. Finis les boutons et call to actions à cliquer, il suffit de poursuivre la conversation jusqu’au moment du paiement. 

Par ailleurs, ils étaient 20% à déclarer avoir déjà effectué un achat via enceintes connectées contre 15% déclarant avoir passé plusieurs fois la même commande. D’autre part, 61% des sondés se disaient susceptibles d’acheter des biens de consommation courants, de type produits ménagers par le biais de leurs enceintes. 

Plus précisément : 

  • Courses d’alimentation : 31%
  • Produits d’entretien ménagers : 29%
  • Entertainment : 24%
  • Vêtements : 24%
  • Livraison de repas : 24%

En outre, ils sont 44% à admettre qu’ils auraient recours au commerce vocal pour un premier achat ou pour renouveler un achat si plus de marques étaient accessibles via le commerce vocal.

Enfin, en ce qui concerne les actions effectuées par la voix et relatives au commerce vocal, on relève : 

  • Recherche d’informations sur le produit : 40%
  • Création de listes de courses : 30%
  • Comparaison des prix : 25%
  • Renseignements sur le statut d’une commande : 19% 

Ces chiffres ont beau être enthousiasmants, une critique semble créer le consensus pour près d’un tiers des sondés (32%) : l’impossibilité de choisir la voix de leur assistant.

D’autres voix à explorer pour les assistants ?

Quand interrogés sur leurs préférences, certains acteurs sortent du lot et créent le consensus. Le premier étant Dwayne Johnson aussi connu sous le nom de The Rock. Puis vient Will Smith à 43%, l’ancien gouverneur de Californie (Arnold Schwarzenegger) à 35% ou encore Oprah Winfrey avec 30%.

De fait, les utilisateurs d’enceintes connectées semblent bel et bien ouverts à plus de publicité et de commerce vocal mais réclament davantage de personnalisation.

Sigismond de Malleray

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *