Pourquoi Alexa, Google Assistant ou Siri sont-ils genrés ?

Alexa Google Assistant-

Peut-être vous rappelez vous du retentissement provoqué par la création de Q, le premier assistant non genré ? Il sera déployé dans le courant de l’année 2020. La problématique du genre reste centrale dans l’élaboration de n’importe quel assistant vocal. Précisons qu’un persona sert de ligne directrice au développement de chaque assistant vocal. Y compris en ce qui concerne Alexa, Google Assistant ou Siri.

A titre d’exemple, celui de Siri prêche la neutralité vis-à-vis de sujets de société tels que le féminisme. Or, il semblerait que 2020 marque un changement de position chez les fabricants qui souhaitent aller vers davantage d’inclusivité.

En cause, des critiques récurrentes à l’encontre d’Alexa, Google Assistant ou Siri renvoient une image déformée de la femme, parfois servile. D’autre part, de nombreuses minorités ont des difficultés à se faire comprendre par les assistants du fait de leur accent.

Alexa, Google Assistant ou Siri : bientôt plus inclusifs ?

Il est vrai qu’Alexa ou Siri ne se défendent pas quand insultées mais retournent une réponse en demi-teinte. Quand traitée de p***, la voix féminine d’Alexa rétorque un simple « merci pour votre commentaire ». Au delà de ça, la reconnaissance vocale de Google comprend mieux les hommes que les femmes. En effet, le taux de compréhension marque un écart de 13% entre les deux genres.

Au sujet du choix d’une voix féminine pour Alexa, Google Assistant ou Siri, les fabricants l’expliquent simplement. Les utilisateurs percevraient les voix féminines comme plus serviables et aidantes. A l’inverse, une voix masculine peut-être perçue comme intimidante. Dans l’inconscient collectif, elle véhicule des qualités d’intelligence, de leadership.

Or, peut-être serait-il temps de sortir de la conception binaire du genre pour proposer des alternatives telles que Q. Pour les besoins du développement de l’assistant non-genré, 4 500 personnes issues de toute l’Europe ont répondu à un sondage Ils devaient qualifier le genre perçu dans la voix de Q. Une personne sondée sur deux la considérait du genre masculin, l’autre du genre féminin.

Ryan Sherman, développeur créatif chez Project Q ne compte pas se limiter à un device. Q se déclinera dans des espaces publics tels que les transports en communs. L’ambition sous-jacente est surtout d’amener les acteurs de la tech à insuffler plus d’inclusivité dans leurs solutions.

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