Sonos, l’outsider de la voicetech

L’affaire fait grand bruit : après le rachat de Snips, Sonos fait maintenant un procès à Google. En cause : les procédés du géant de Mountain View. Dans le cas présent, Sonos lui reproche d’avoir volé les plans de certains devices qu’ils auraient purement et simplement copié.

Plus précisément, la plainte vise la Google Home, un device emblématique du vocal par Google. Le groupe de Mountain View aurait violé des brevets à l’époque où l’entreprise n’était pas encore concurrente de Sonos.

En clair, Google aurait violé des technologies brevetées par Sonos en 2013 pour l’intégration de Google Play dans les enceintes de la marque. Or, trois ans plus tard, Google commercialisait la Google Home. Ajoutons à cela que Google proposait le device en question à un prix bien inférieur à celui de Sonos.

Sonos se veut conciliant

Après avoir acquis l’intime conviction que Google avait bel et bien subtilisé les technologies visées, le requérant s’est voulu conciliant. Précisément, il a proposé à Google de payer une licence pour continuer à se servir des technologies brevetées. Google a décliné.

Ce refus a poussé l’entreprise à attaquer le géant du web, une initiative saluée par beaucoup dont le Congrès des Etats-Unis. Précisons que l’entreprise a également maille à partir avec Amazon. Toutefois, impossible de mener les deux procès de front.

Or, le timing est opportun puisque le Congrès américain a justement diligenté une enquête sur d’éventuels trusts dans le monde de la tech. Lancée en juin dernier, c’est le comité judiciaire de la Chambre des représentants qui est aux commandes. La commission a invité le président de Sonos à venir s’exprimer sur l’affaire le 17 janvier.

Cette enquête vise principalement la propension des GAFAM à étouffer toute concurrence.

Google en maitre chanteur

Il faut admettre que Google dispose d’un certain nombre de moyens de pression. Or, avant le rachat de Snips, Sonos ne disposait pas d’assistant vocal et était obligé de passer par celui d’Amazon et Google. Ainsi, Google avait donc menacé de lui interdire l’utilisation de son assistant.

Celle-ci va plus loin : en modifiant ses clauses, elle force Sonos a l’informer de la date de sortie de ses enceintes 6 mois avant. Dans le cas contraire, Google Assistant ne serait pas disponible sur les enceintes de la marque. Pénible quand on sait que Sonos est à présent un concurrent direct de Google..

Affaire à suivre.

Sigismond de Malleray

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