De l’importance du wake word pour les assistants vocaux

Avec la prolifération des assistants vocaux et la montée en puissance de la technologie vocale, l’art et la manière de les invoquer prend tout son sens. Lorsque le nombre d’assistants vocaux se comptait encore sur les doigts de la main, les wake words ou wake phrases appartenaient aux considérations de second plan.

Les premiers ont toutefois créé un précédent et contribué à la diffusion de la forme classique de cette utterance. A savoir les « Hey … » ou « Ok …« . Avec la multiplication des assistants, principalement due aux fabricants automobiles, la question du branding appliqué au wake word se pose. En réalité, cette considération relève même de la notoriété de la marque.

Le wake word, première interaction avec les assistants vocaux

Le wake word ou wake phrase n’est autre que la première interaction avec un assistant vocal. De ce fait, ce sera la première que l’utilisateur prononcera avant de rentrer dans l’application vocale conçue pour lui par la marque. Particulièrement dans le cas où une marque créerait plusieurs expériences pour plusieurs produits distincts.

Il sera alors impératif de pouvoir distinguer chaque application vocale (actions et skills) et ce, dès le wake word. Aussi, un bon wake word doit être le fruit d’une réflexion menée autour de plusieurs axes. A commencer par des axes propres à la prononciation mais aussi à la connotation du wake word.

Comment créer un bon wake word ?

Un wake word consensuel doit être facile à retenir, donc à prononcer. Il doit être distinctif et reconnaissable même dans un environnement bruyant. Quitte à raccourcir ou faciliter la prononciation de la marque ou du produit si celle-ci ne répond pas aux critères cités.

Certains assistants vocaux se déclenchent à cause de faux positifs

Autre notion à intégrer dans la réflexion en amont de la création du wake word : sa prononciation par l’utilisateur final. En d’autres termes, la localisation de l’entreprise et la nationalité de ses utilisateurs a un impact sur la création du wake word. En effet, les prononciations et formulations varient et un mot particulier peut avoir différentes connotations selon les pays. De même certaines interjections peuvent être mal perçues dans certains pays.

Enfin, d’autres considérations telles que l’âge des utilisateurs ou l’environnement dans lequel l’expérience va être utilisée sont à prendre en compte. En dernier lieu, il faut s’assurer que l’expérience ne s’active pas dès qu’elle capte une formulation ressemblante à celle du wake word (faux positif). La protection des données ne revêt pas la même importance dans tous les pays. Pourtant, l’activation inopinée d’un assistant peut poser problème et ce, où que l’on se trouve.

Source : The Art and Science of Creating a Custom Wake Word for Your Brand
Sigismond de Malleray

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