Plutôt Siri, Alexa ou Assistant que les assistants vocaux des constructeurs automobiles

Désormais, même lors d’un trajet en solitaire vous vous sentirez moins esseulé. Surfant sur la vague de l’invasivité, les assistants vocaux s’invitent partout et ce jusque dans votre voiture. Les premiers habitacles ont été conquis par les fabricants eux-mêmes, BMW en tête mais Amazon, Google et Apple semblent encore dominer la bataille. Explications.

Le cas Alexa

À l’heure ou trois quarts des utilisateurs américains d’assistants vocaux souhaiteraient retrouver leur assistant dans l’habitacle, Amazon gagne du terrain. Installé sous la forme d’un boitier, baptisé Auto Echo que l’on branche à l’allume-cigare, l’assistant vocal d’Amazon est ainsi consultable en conduisant. Des itinéraires à emprunter à la possibilité de passer des coups de téléphone, Alexa rassemble également toutes les fonctionnalités qu’elle offre habituellement. 

Une alternative qui séduit les propriétaires de véhicules antérieurs à l’avènement des assistants vocaux embarqués et qui en sont par conséquent, dépourvus. Une autre solution est développée par l’équipementier Roav, il s’agit d’un chargeur baptisé Viva Pro qui permet au conducteur de connecter son smartphone à l’aide d’une transmission FM et d’un port AUX. 

Là encore, l’utilisateur a accès à toutes les fonctionnalités classiques d’Alexa si ce n’est certaines commandes propres au véhicule comme le permettent certains assistants développés par les équipementiers. 

Les utilisateurs préfèrent les assistants de Google, Amazon et Apple

Une étude réalisée conjointement par Amazon et J.D. Power révèle que 76% des automobilistes préfèrent l’assistant qu’ils utilisent chez eux à celui installé par le fabricant automobile. Précisons que l’échantillon sondé est composé de propriétaires d’un véhicule fabriqué dans les cinq dernières années et ayant fréquemment recours à un assistant vocal via des enceintes connectées. 

Avec un peu de recul, ce chiffre n’a rien d’étonnant en ce qu’il est naturel que les utilisateurs ne souhaitent pas réapprendre de nouvelles commandes. En effet, quand il suffit d’un « Ok, Google » pour accéder à son historique de recherche et à ses préférences, il n’est pas utile d’avoir recours à autre assistant. C’est en tout cas ce que considèrent 66% des personnes sondées. 

Ce qui nous amène au second point soulevé par cette étude : les utilisateurs ont confiance dans leur assistant qui connaît déjà leurs habitudes (à 57%). Plus intéressant d’un point de vue psychologique : les personnes sondées disent aimer avoir affaire à la même voix.

L’argument arrivant en tête reste le souci de fluidité de l’expérience, à 49%, vient ensuite la précision des réponses, à 33%. Enfin, l’utilité d’un assistant exclusivement installé dans son véhicule peine à convaincre puisqu’elle ne rassemble que 28% des sondés. 

Pourtant, 59% des personnes sondées estiment qu’elles seraient plus susceptibles de faire l’acquisition d’une voiture équipée d’un assistant que d’une voiture qui en serait dépourvue. 

Preuve en est que l’habitacle de nos voitures reste le prochain terrain à conquérir pour les acteurs du vocal. Amazon, Google et Apple semblent avoir pris une longueur d’avance, en témoigne l’implémentation d’Alexa dans plusieurs modèles de BMW, au détriment de son propre assistant. 

Plus que l’exemple du véhicule, cette étude met en lumière un attachement profond des utilisateurs à leur assistant vocal. Au croisement entre habitudes et prosodie (caractéristiques d’une voix : ton, intonation, accent, modulation), la recherche d’une cohérence dans leurs échanges virtuels est évidente.

On peut donc légitimement se questionner sur la possibilité et la pertinence d’une multiplicité d’assistants vocaux quand en réalité, trois principaux occupent le devant de la scène. Il semble en tout cas que l’utilisateur ne suive pas cette voie, peut-être trop confuse à son goût.

Sigismond de Malleray

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