On a testé la skill Skyrim: Very Special Edition

Ce qui semblait être une blague n’en était pas une ! La skill Skyrim est bel et bien sortie en juin 2018 après avoir été annoncée à la conférence E3 de Bethesda. Baptisée « Skyrim: Very Special Edition » – le nom avait de quoi semer le doute quant à la véracité de l’information – cette skill ou voice game est en fait un exemple réussi d’extension de l’univers d’un jeu vidéo et pas n’importe lequel..

Le trailer faisant apparaître Keegan-Michael Key avait plus des allures de parodie qu’autre chose mais pourtant, une fois l’invocation name « Alexa, open/play Skyrim » on s’aperçoit vite que ce voice game n’a rien d’une parodie. 

Une variété de lieux, interlocuteurs et adversaires

Ancré dans l’univers Skyrim, Skyrim Very Special Edition n’emprunte que l’univers au jeu éponyme. En effet, aucune des quêtes ou histoires familières aux joueurs n’est répliquée. Précisons que ce voice game est une histoire dont vous êtes le héros. Le noyau du jeu consiste plus en une série de side quests quasiment identiques. Il s’agit la plupart du temps de se rendre dans un lieu pour y obtenir un item. Pour autant, ce type de jeu ne provoque pas (tout de suite) la lassitude du joueur du fait de la variété des univers et des opposants croisés au gré de nos pérégrinations.

Ainsi, le messager nous informant de la quête peut être un garde, un voleur orque ou un elfe croisé dans un donjon, une ville fortifiée ou un monolithe ancien. Le donjon peut consister en une forteresse oubliée, une épaisse forêt ou une grotte tandis que l’item à rapporter va de l’épée à la potion. Enfin, les ennemis croisés varient du loup noir à l’araignée au chef de guerre Draugr. Des belligérants que vous seriez susceptibles de croiser dans le jeu original. Pour autant, à l’inverse du jeu : oubliez l’inventaire il n’en existe simplement pas.

Pas d’univers sonore mais un gameplay engageant

Autre absence remarquée : les effets sonores dont le jeu original est pourtant abondamment pourvu. Une légère déception de ce point de vue là, en ce que l’intégration de l’univers sonore distinctif de Skyrim aurait contribué à la qualité de l’expérience.

Il va de soi qu’une dizaine de ces quêtes viendront à bout de votre enthousiasme. Néanmoins, le gameplay interactif ne sera pas forcément responsable de votre lassitude. Il existe trois actions distinctes à utiliser lors d’un affrontement. À savoir : jeter un sort, pousser un hurlement d’invocation, dont le fameux « FUS RO DA » ou encore attaquer à l’aide d’une arme. L’intérêt de répéter certaines actions consiste évidemment à vous faire accumuler de l’expérience sur certaines. Aussi, plus de points d’XP aboutissent à des attaques plus ravageuses. 

Le fait de progresser ou « level up » n’est pas étranger à ce qui fait l’attrait de la skill. De même que la curiosité portant sur le nouveau sort ou arme à débloquer au niveau supérieur. C’est une recette éprouvée dans les jeux vidéos traditionnels. Elle a bien souvent prouvé son efficacité et participe ici encore à la rétention utilisateur. Au delà de ça elle permet de créer une expérience engageante.

En définitive, ce voice game tient plus de la blague un peu potache que d’une skill à laquelle on aurait plaisir à revenir. Toutefois, et ce malgré l’absence de l’univers sonore, on retrouve certains dénominateurs communs avec ce qui fait le succès du jeu original. Les scènes d’affrontement restent étonnamment immersives. Il est également possible de passer un bon moment jusqu’à ce qu’une certaine lassitude prenne le pas sur l’excitation.

Bonnes pratiques

  • L’univers de Skyrim est habilement restitué malgré l’absence d’effets sonores
  • Le gameplay est linéaire mais étonnamment varié
  • Les actions de jeu sont immersives
  • La montée en compétences du joueur joue en faveur de l’expérience
  • La découverte de nouvelles armes ou sorts favorise la rétention utilisateur
Sigismond de Malleray

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