On a testé la skill Yes Sire

Voilà plusieurs articles que nous consacrons aux voice games, or il en est un que nous n’avons toujours pas évoqué. Il revient pourtant régulièrement dans les top 10 voire top 5 des voice games les plus plébiscités. Il s’agit de Yes Sire, un jeu de gestion ou management, si on peut le décrire ainsi.

Le gameplay

Vous y incarnez un seigneur à l’époque féodale confronté à des séries de choix majoritairement cornéliens. Vos décisions ont un impact sur votre jauge d’influence ou de richesse. Si vous les gérez mal vous risquez de subir le courroux du peuple ou à l’inverse celui de votre souverain qui vous a confié la lourde charge de veiller à l’administration d’un fief, attention donc..

Outre la variété des choix et leur originalité, les conséquences qui s’ensuivent ne sont généralement pas en reste. En clair, quelle que soit la décision que vous prenez, vous finissez la plupart du temps par vexer quelqu’un. Or, cette vexation n’est pas sans conséquence elle non plus : soit vous perdrez ou gagnerez de l’influence, soit vous vous appauvrirez ou vous enrichirez. 

Un storytelling et une narration de qualité

L’objectif de Yes Sire consiste à maintenir un équilibre précaire : accumuler suffisamment de richesses pour ne pas vider les caisses du fief sans pour autant faire de l’ombre au souverain. Côté influence, là encore la prudence est de mise : un excès d’influence risquera de vous attirer les foudres du souverain tandis qu’à l’inverse, vous risquez d’être banni, purement et simplement. Les conséquences de vos choix vont plus loin et ont souvent des débouchés inattendus, outre l’impact sur votre fortune ou influence.

Cette logique n’a de simplicité que l’apparence et constitue une expérience réellement engageante, à tel point qu’il est difficile d’y mettre un terme. Le succès de Yes Sire réside en grande partie dans la qualité du storytelling. Pour autant, ce storytelling ne serait rien sans la narration. Les designers ont opté pour une voix humaine, ce qui ajoute grandement à l’expérience. Au delà de ça, c’est la qualité de cette narration qui séduit tant. Le narrateur maitrise à merveille le phrasé et l’accent aristocratique qui sied si bien à cette époque (du moins c’est ce qu’on imagine..) de même qu’un accent pince-sans-rire irrésistible.

Variété, récurrence et complémentarité

Une variété de thèmes propres à l’époque féodale y sont abordés. Certains authentiques tels que les guerres ou les relations de vassalité, d’autres plus fantastiques dont les incontournables dragons. À ce propos, certains choix sont complémentaires des précédents et forment un semblant de récit.

Cette complémentarité installe un récit en fil rouge qui n’est pas pour déplaire au joueur. La récurrence de certains personnages ajoute également à l’expérience et participe à cette continuité, ce qui ne rend le jeu que plus immersif.

A ces histoires correspondent des choix eux-mêmes passionnants car nombreux et éclectiques. À tel point que nous ne sommes pas allés au bout de l’expérience, même après plusieurs séries de questions consécutives.  

Les bonnes pratiques

Côté bonnes pratiques, le jeu met l’accent sur la rétention utilisateur via une sauvegarde de la progression donc de la jauge de fortune et influence. On ne saurait oublier de citer la qualité du storytelling comme facteur de rétention utilisateur. Une fois testée, l’envie d’y revenir est définitivement là. Malgré le fait que nous ne soyons pas parvenus au bout du jeu, on note une amélioration du niveau de jeu même confrontés à des choix parfois complexes. 

Rétention utilisateur : 

  • La variété des thèmes et des choix
  • La sauvegarde de la progression
  • La progression dans le niveau de jeu (level up)

Appréciation générale : 

  • La qualité du storytelling
  • La qualité de la narration 
  • La variété des conséquences de vos choix
Sigismond de Malleray

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