Traitement du langage : Facebook est prêt à acheter votre voix

Contrairement à d’autres exemples plus condamnables de collecte de données vocales, Facebook veut payer pour votre voix. C’est en tout cas ce qu’a annoncé l’entreprise jeudi 20 février. L’objectif est clair et assumé : il s’agit d’améliorer sa technologie de traitement du langage.

Précisons qu’au même titre qu’Apple ou Google, Facebook a également été pris la main dans le sac en enregistrant des utilisateurs à leur insu.

Le programme « Pronunciations » concoure à améliorer le traitement du langage

Cette collecte de données vocale s’inscrit dans le nouveau programme de Facebook baptisé « Pronunciations », intégré à l’app Viewpoint market research . Avant de vous proposer, sachez qu’il faut que votre candidature soit acceptée. Pour ce faire, il suffit de prononcer la phrase « Hey Portal » suivie du nom d’un de vos amis. Vous devrez sélectionner le nom de dix de vos amis et répéter la phrase deux fois, soit vingt enregistrements.

Un système de points pour la rémunération

Ne vous attendez pas à une rémunération lucrative, l’idée est de collecter des points sur Viewpoint market research. Pour une première série d’enregistrements, vous collecterez 200 points. Une fois que vous aurez collecté 1000 points vous pourrez retirer vos gains, soit … 5 dollars.

Vous ne serez pas identifié par le biais de votre profil Facebook et vos enregistrements seront confidentiels. Pour candidater, sachez qu’il faut justifier de sa majorité (plus de 18 ans) et avoir un minimum de 75 amis Facebook. Tous les utilisateurs ne pourront y prétendre car le déploiement du programme sera progressif .

Quoi qu’il en soit, il convient de saluer cette initiative. Certaines autres grandes entreprises devraient d’ailleurs s’en inspirer. Elle n’est pas sans rappeler le projet Euphonia de Google. Celui-ci voulait collecter des données vocales non standard afin d’améliorer le traitement du langage de personnes atteintes de handicaps. Toutefois, la firme de Mountain View ne proposait aucune contrepartie financière.

Sigismond de Malleray

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