Optimiser son contenu pour la voice search en cinq étapes

L’évolution de notre accès à l’information passe immanquablement par la transformation de nos habitudes. L’aspect le plus tangible de cette transformation n’est autre que la progression de la recherche vocale ou voice search au détriment de la recherche traditionnelle. Encore anecdotique il y a deux ans, on lui prédit un bel avenir puisqu’elle représenterait 50% de l’ensemble des recherches d’ici 2020.

Or, à l’heure où certains s’interrogent encore sur la légitimité de cette tendance, d’autres lui ouvrent déjà les bras et se préparent à l’accueillir. Parmi ses conséquences diverses et déjà concrètes, la modification des règles du SEO tel que nous les connaissons semble incontournable. C’est en tout cas ce dont l’équipe Vokode est convaincue.

Car plus qu’une transformation de fond des règles du SEO, nous assistons à un basculement de Google d’un moteur de recherche vers un moteur de réponse. Au risque de tendre vers un abandon progressif de la pluralité des résultats de recherches, Google a déjà accentué ce changement depuis quelques années. En témoignent les résultats désormais visibles en Position Zéro, soit au dessus du premier résultat de la SERP 1.

Relevant de deux catégories distinctes que sont les Featured Snippets et les Onebox, ces boites de résultats sont la preuve concrète que Google se prépare pour la voice search. Au delà de l’introduction de ces nouveaux formats, c’est la forme que revêt le contenu proposé dans ces résultats qui traduit cette volonté. En effet, d’un gabarit court et d’un ton généralement didactique, ce contenu prend la forme d’une réponse concise. Il satisfait ainsi la curiosité de l’utilisateur, lui évitant ainsi de poursuivre ses investigations.

Or, dans le cas d’une device connectée à un assistant vocal, seule cette réponse sera lue à l’utilisateur. D’où l’impératif pour les marques de se saisir de cette tendance avant qu’elle ne modifie trop nos usages. Sans cette prise de conscience, de nombreuses pages web risquent d’être laissées sur le carreau.

C’est d’ailleurs ce qui a motivé la rédaction de cet article. S’agissant d’un thème relativement naissant, il n’est pas toujours aisé de se documenter. Aussi et sans plus tarder, nous vous proposons une méthodologie simple pour préparer votre site au tournant de la voice search.

  1. Identifier les requêtes pointant vers ces mots-clés

    Au même titre que pour vos mots-clés, ne vous limitez pas dans la compilation de ces requêtes. L’exercice pouvant s’avérer plus complexe que pour les mots-clés, certains outils vous seront très utiles. Le plus abouti et user friendly d’entre eux reste answerthepublic. Il vous permettra de compiler et visualiser un ensemble de requêtes gravitant autour d’un mot-clé prédéfini.
    Une fois ces requêtes compilées, vous aurez une vision globale de la manière dont vos clients recherchent l’information qui concerne votre activité par le biais de la voice search. Ainsi, il vous sera plus facile d’apporter une réponse à ces requêtes et ainsi de remonter dans les résultats. Pour rappel : l’idéal étant de remonter si haut que vous atteindrez la Position Zéro !

  2. Délimiter le champ lexical de votre activité

    Quel que soit votre secteur d’activité, celui-ci est défini par un nuage de mots-clés caractéristiques. Plus précisément, ces mots-clés renvoient à vos produits et services. La première étape consiste donc à compiler ces mots clés, des plus évidents aux plus farfelus. Si vous lisez cet article, c’est que vous êtes déjà familier de la notion de SEO et il y a fort à parier que vous avez déjà identifié ces mots-clés, du moins les principaux.
    Si ce n’est pas le cas, pas d’inquiétude ! De nombreux outils vous aident à les identifier à l’instar de UberSuggest, KeywordTool ou encore Google Keyword Planner, pour ne citer que ceux-là.

  3. Rédiger du contenu répondant à ces requêtes

    Si le contenu de votre page existe déjà, identifiez les parties répondant aux requêtes compilées dans l’étape précédente. Il vous suffit alors de modifier votre texte de manière à le scinder en paragraphes succincts et pertinents. Chacun de ces paragraphes devra être précédé d’un titre reprenant la requête à laquelle le paragraphe répond. Par souci de lisibilité et de respect des règles du référencement, tenez-vous en à un gabarit de 200 à 300 mots.
    Si vous créez votre contenu, respectez les mêmes règles. Gardez simplement à l’esprit qu’il doit être rédigé pour répondre à une requête donnée, c’est cette pertinence qui sera passée au crible par les Google bots.

  4. Mettre en place une FAQ

    Cela peut paraître bateau mais quel meilleur moyen de répondre aux interrogations – donc aux requêtes des internautes – que la mise en place d’une FAQ ? Là encore, si votre site en est déjà doté, examinez les requêtes compilées dans l’étape 2 et demandez-vous si les réponses proposées dans la FAQ sont en cohérence avec celles-ci. Si c’est le cas et qu’elles respectent les règles évoquées dans l’étape 3, tant mieux ! Dans le cas contraire, modifiez-les ou rédigez-en de nouvelles ! Rappelez-vous que ces requêtes peuvent porter sur d’autres sujets que la livraison d’une commande ou les horaires d’ouverture. Si elles concernent vos produits et qu’aucune réponse listée dans la FAQ ne renseigne l’utilisateur, rédigez-en !

  5. Ayez recours aux données structurées

    Recourir au balisage schema.org permet d’optimiser votre visibilité en ligne. En particulier depuis l’introduction de speakable, une innovation annoncée par Google et dédiée au contenu susceptible d’être converti via le text-to-speech. En clair, les données structurées de schema.org permettent à Google de mieux comprendre de quoi traite votre contenu. Or, une meilleure compréhension de votre contenu par Google augmentera vos chances d’apparaître en Featured Snippet.
    Ces données structurées prennent la forme de bouts de code HTML insérés dans le code de votre site. Elles sont particulièrement utiles dans des pages à vocation informative telle que l’est une FAQ. Pour l’heure, on ignore encore si la balise Speakable est disponible en France mais si ce n’est pas le cas, ce n’est qu’une question de semaines.

Sigismond de Malleray

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